Samedi 16 juin 2007
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La douce nuit du 13 au 14 juin
Aleeeeerte! Bobaraba hurle... il est juste 2h45 et il y a pour une fois, un problème... Ca vente dur! L'orage arrive
et on est sur notre toit... Il y a plein d'éclairs, ca va mouiller sec (!!!). A peine le temps de plier nos tentes et descendre nos matelas que des trombes d'eau s'abattent sur Bamako. Ca ruisselle de partout et on est mieux à l'intérieur... Horreur, enfer et damnation, il nous manque un portable... Nous avons notre
spéléologue à lampe frontale qui se sacrifie avec son pyjama fleurs et remonte braver la tempête tel un vaillant chevallier pour secourir... un petit appareil électronique qui n'avait pas besoin
d'être secouru... Il nous attendait sagement avec toutes nos affaires... Bilan catastrophique: un pyjama mouillé, des cheveux qui bouclent et une nuit foutue!
Jeudi 14 Juin
Réveil très difficile. No coment.
Première matinée de stage dans les CSComs. Nous avons chacun notre chauffeur-motard attitré pour assurer les trajets
aller et retour au Cscom. Les trois étés précédents, la petite délégation comalienne était répartie dans les dispensaires proche du GIE Benso où nous résidons. Cela permettait de limiter le temps
de parcours et évitait une trop lourde charge de transport à nos amis maliens. Cette année, nous avons décidé de faire nos stages dans les CSComs
périphériques qui n'avaient encore jamais accueilli d'angevins.
Ainsi, chacun enfourche sa moto le matin et voit défiler au bord du « goudron » (route) les activités
incessantes d'une fourmillière en ébullition: vendeurs, coiffeurs, menuisiers, garagistes, et d' autres métiers pour le moins improbables: coupeurs
d'ongles, réparateur de gentes de voitures (et uniquement les gentes!).
« A ni sogoma toubabou! » (Bonjour les blancs !) et rencontre avec les différents soignants du CSCom:
le médecin chef, l'infirmier major, le second infirmier, les étudiants ou élèves infirmiers, la sage femme chef, la deuxième sage femme, le
pharmacien, le laborantin, le gérant (qui vend les tickets aux patients) et le gardien.
Soins infirmiers: perfusions, pansements, injections... Consultations très variées en bambara: grossesse, plaie
superficielle, syndrome palustre, bronchite de l'enfant, fièvre typhoïde...
Epreuves plus ou moins bien supportées... on note un malaise ou deux... Premiers inconforts pour les intestins
novices des comaliens...
Coups de téléphone en métropole: conseils des anciens, news des activités comaliennes sur Angers...
Nous nous attelons à l'organisation des commissions de travail pour faire l'état des lieux sur les différents
projets.
-Pour la bibliothèque médicale, le dossier ayant été refusé au mois
d'avril par un bailleur de fonds privés, nous devons réfléchir avec les maliens aux autres possibilités de financement.
-Pour la mise en place d'une solution hydro-alcoolique pour le lavage antiseptique des mains dans les dispensaires de
la commune VI, nous devons refaire le point sur les rencontres entre Santé Plus, la Felascom, Dr Bengaly (à l'origine de cette solution au Mali) et le représentant de l'OMS (Organisation mondiale
de la santé)
-Pour la venue des internes maliens dans le cadre d'une thèse réalisée à Angers, il nous faut discuter de ce nouveau
projet avec eux, réaliser un dossier détaillant l'organisation de leur séjour, les objectifs, les modalités pratiques.
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