Samedi 14 juillet 2007

Réveil… il y a que trois personnes ! Ah oui c’est vrai, trois d’entre nous sont parties hier ! Les bagages ne sont toujours pas commencés pour les trois derniers qui partent en escapade à Ségou. Quand ? Mystère… Petit briefing pour Pierre Genty sur l’ensemble des projets comaliens. Il embarque le PC et a trois jours pour se mettre au point. A nous Ségou ! Départ hyper précipité mais on embarque tous. Kané, Camara et Haïdara nous accompagnent pour un week-end de folie, de joie et de bonheur.

A peine rentrés lundi en début d’après midi, les affaires reprennent après une « brève » excursion au marché. Pas facile sans Malien ! nous nous sommes même perdus dans le souk… on a visité ! Re-visite de Pierre Genty motivé plus que jamais : séance de questions-réponses pendant que les valises se bouclent petit à petit. Soirée apéritive « d’adieux » chez Bintou et ses parents avant de diner une dernière fois sur la terrasse du GIE avec les maliens. Les adresses et les numéros de téléphone s’échangent, les petits bouts de papier circulent. Dernières photos et petites vidéos. Ca sert le cœur… Il faudra bien partir un jour ou l’autre… Le moment fatidique arrive, ils ne peuvent même pas nous accompagner à l’aéroport. On se sert la pince… de la main gauche, ça veut dire qu’on va se revoir. Retour au bercail sans trop de problèmes… Les filles sont déclarées championnes du dodo. On quitte Annabelle au Mans après 19 arrêts, pas du tout long. Les deux autres, après un dernier petit somme, descendent du train à Angers. Fin d’une belle aventure.

Par CoMALI
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Samedi 14 juillet 2007

       Matinée marathon pour la prez’, après une petite nuit interrompue à 4h du mat’ pour rédiger son rapport de stage…Anne Lucie enfourche la moto dès 8h, derrière notre cher Amadou et c’est parti pour une matinée de folie…


- direction la mairie de la commune VI pour récupérer le PDSEC (plan de développement sanitaire économique et culturelle de la commune)


- rencontre avec l’un des responsables du CNOUS : Centre National des Oeuvres Universitaires pour leur présenter ce projet de construction et qui nous parle d’une possible aide logistique qu’il pourrait apporter pour le fonctionnement de la bibliothèque


- entrevue avec le rectorat qui prend connaissance du projet : soutien financier impossible mais pourquoi pas envisager un soutien matériel…

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Il faut faire vite, réunion à 10h avec Mr Amidou DIARRA, le Secrétaire Général de la FeLASCOM, première et dernière rencontre avec lui durant notre séjour…. Sont présents également : Kané de Santé Plus, Guindo (secrétaire au conseil de surveillance de la Felascom), Anne et Pierre Genty. Etudiant en génie mécanique, il est dans l’association étudiante toulousaine « un ETAI pour le vietnam » et vient au Mali pour les vacances avec des amis D2 en stage au point G. Motivé pour s’investir dans les projets d’une association oeuvrant au Mali, il a découvert CoMALI via l’ANEMF (association nationale des étudiants en médecine de France).


Ayant eu très peu de contacts avec le Secrétaire Général de la FeLASCOM depuis que nous sommes au Mali, un récapitulatif des différentes démarches entreprises cet été s’impose : l’informer des différentes rencontres, des nouvelles orientations que l’on souhaite prendre, des nouveaux contacts établis…


Concernant la construction, un plan d’action est discuté : 


          La mairie de la commune VI essaie de voir comment il est possible d'intégrer le projet construction au PDSEC au niveau du volet santé. Elle va recevoir le dossier construction modifié par la FeLASCOM avec une lettre de demande de soutien pour chacun des ministères. Elle doit transférer le dossier complet au ministère de la Santé et au ministère de l’Education Nationale, au niveau de la cellule chargée des bibliothèques scolaires (CBS). Elle ferait  une demande de financement au près de l'ANICT (Agence nationale d'investissements aux collectivités territoriales) et leur transmettrait le dossier contenant les lettres de soutien des 2 ministères informés, du CNOUS, du Rectorat et l'ensemble des documents annexes.

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          La FeLASCom remodèle le dossier construction : il faut accentuer le versant éducatif, rajouter l'étude de viabilité chiffrée et intégrer les annexes en prenant le maximum de documents officiels (convention de partenariat, statuts et déclaration officielle des associations, lettre de soutien de la maison du partenariat, lettre du centre de santé de référence, lettre de la mairie...)


          CoMALI transmet le dossier à Jeunesse et Solidarité Internationale, à la Guilde, à Animafac et à tous autres organismes suceptible de nous soutenir. 
          Santé Plus transmet le dossier au CNOUS, au rectorat, à la délégation de l'union Européenne, à la coopération française via l'ambassade de France au Mali.

On parle brièvement des autres projets mais rien de nouveau.

 

L'heure du départ approche, dur dur de boucler les valises pour Anne Lucie, Elodie et Marine. Dernière soirée au GIE autour d'un délicieux repas partagé avec tous nos amis de S+. Discutions, danse autour des joueurs de cora... 1h30 c'est déjà l'heure de partir pour l'aéroport, quand faut y aller faut y aller. Aux revoir difficiles, mais des souvenirs plein la tête et une seule idée revenir!

 

Par CoMALI
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Samedi 14 juillet 2007

Anne-Lucie et Annabelle se rendent avec Kané et Amadou de Santé Plus sur la colline de la Koulouba où se trouvent de nombreux ministères. Le Maire de la Commune VI nous accompagne au Ministère de la Santé. Nous sommes tous pimpants et plus ou moins sûrs de nos discours. La ministre n'est pas disponible, nous rencontrons donc son secrétaire général. Pas de rendez vous mais visiblement c'est la procédure malienne! Le Maire nous introduit par une brève présentation des deux associations et nous présentons le projet de construction de la bibliothèque avec nos partenaires: le besoin, le financement, la pérénisation et... quoi c'est déjà fini? Nous espérons avoir été entendus, il nous reste à envoyer un courrier officiel par le Maire pour obtenir une lettre de soutien de la part du ministère de la Santé. On ne s'arrête pas là! 4.JPG

L'ambition est intacte et nous nous dirigeons vers le Ministère de l'Education. Le Ministre et son Secrétaire Général sont indisponibles: nous sommes donc dirigés vers le directeur de la cellule chargée des bibliothèques scolaires. Il nous accorde plus de temps et nous avons l'impression d'être entendus. Il dit promouvoir la décentralisation de l'information et l'accès à la lecture en commune VI sur la rive droite. Proposition d'une aide logistique pour détaxer les livres et organiser la bibliothèque (mise à disposition d'un documentaliste). Il transmettra une note technique au Secrétaire Général. Attendons! Nous retenons qu'il faut être bien accompagné lorsqu'on est étudiant et pour prendre des rendez vous avec l'administration malienne il faut se déplacer et non pas se contenter d'insister sur les appels téléphoniques. Du culot!

Pendant ce temps là, au GIE, Elodie, Marine et Anne rencontrent Pierre et Stéphanie, deux étudiants de l'association de Solidarité Internationale (SI) de Toulouse: un ETAI pour le Vietnam. Ils sont sur Bamako pour un mois en dehors de tout cadre associatif mais voudraient profiter de leur séjour pour nous donner un coup de main. Une partie décolle demain pour Paris, il nous reste encore bien des choses à faire, leur coup de pouce est vraiment le bienvenu! Débriefing sur les projets, leurs avancées et surtout sur ce qu'il reste à faire : récupérer un dossier à droite à gauche, passer des coups de fils par-ci par-là pour vérifier que la FeLASCom et le Maire ont bien reçu les documents que nous attendons, récupérer les lettres du ministère... Bref un programme chargé de choses passionnantes, mais ils sont super motivés.  4-bis-copie-1.JPG

Quant à Thomas lui, de son côté, fait une dernière petite commission sur le projet de venue des internes à Angers. Point mort par rapport à la dernière fois. Le doyen de la fac de médecine de Bamako n'a pas été rencontré, il est menacé de mort (contexte de revendications et de grèves obligent). On va attendre que la situation s'apaise un peu mais on n’a pas perdu notre temps non plus. N'Faly le responsable de la commission est à Angers cet été, on va travailler ensemble et réfléchir sur un projet alternatif. Pourquoi ne pas faire venir nos amis bamakois à Angers et organiser un petit parcours de stage (médecin généraliste, infirmières libérales et projet d'animation en maison de retraite). L'engouement est vif on y pensera sérieusement.

Les parents de Camara nous ont invité pour un agréable moment de convivialité, on rencontre toute la famille, frères, soeurs et cousins. On se régale avec les mains dans le même plat et on échange beaucoup sans perdre trop de temps, l'ordinateur va travailler toute la nuit. Les relais sont organisés, les rapports de stages doivent être rendus dès le lendemain matin.

 

Par CoMALI
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Samedi 14 juillet 2007

Pas de perte de temps, rentabilisons ! Stage à la va-vite pour deux d’entre nous… il faut être à la FeNASCom à 12 heures. Ordre du jour chargé en présence de Mr Konaré (accrochez vous : président de la FeLASCom et secrétaire général de la FeNASCom) et du Dr Tembeni, secrétaire à l’administration de la FeLASCom…Mr Amidou DIARRA (secrétaire général de la FeLASCom) toujours absent!

1) Des VIDAL ont été envoyés il y a trois mois et ils séjournent toujours dans un bureau, quel travail ! Ils n’ont toujours pas été distribués dans les différents CSCom, ça va se faire dans la semaine. Pas de panique il fallait juste un peu de temps !

2) Où sont passés tous les dossiers que CoMALI a envoyés il y a un an? La langue de bois et le dialogue de sourd sont de sortie… Chacun se refourgue le bébé, on comprend mieux pourquoi les partenaires n’ont pas réussi à trop travailler ensemble cette année!

3) A l’attaque... le boulot ne manque pas… Tout un tas de points à voir sur le projet de construction de la bibliothèque universitaire. On expose un peu tout ce qu’on a fait, tout ce qu’on va faire et comment on va faire ces trucs qu’on a à faire ! Quelle est notre stratégie de financement ? Il faut s’adresser aux pouvoirs publics (Ministères de l’Education et de la Santé, Rectorat, Centre National des Œuvres Universitaires…). Visiblement il faut pas trop compter sur eux ; qui ne tente rien n’a rien, on fait de l’information : on fait du diplomatiquement correct ! Le plan d’action est établi, il y a du travail pour l’année, l’ennui n’est pas prévu ! Pas de grandes décisions de prises mais le Président de la FeLASCom nous assure son soutien dans l’ensemble de nos projets.

4) Projet SHA… Bon ben Projet SHA ! Le Dr Tembeni a accompagné les filles la veille à l’hôpital du Point G. Bilan de la rencontre, on se répète mais bon : attendons la fin de l’étude pilote dans les neuf services particulièrement sujets aux infections nosocomiales. Dans l’idéal le Ministère de la Santé valide l’expérience et généralise l’utilisation du SHA dans les hôpitaux du Mali…Nous nous chargerons ensuite de  mettre en place ce protocole de lavage antiseptique des mains dans les CSComs. On radotte mais bon « Le plan d’action est établi, il y a du travail pour l’année, l’ennui n’est pas prévu ! »

 Entre temps, rentabilité oblige, Anne et Annabelle s’improvisent auto-productrices réalisatrices et partent braver la tempête qui s’abat sur Bamako. Vaille que vaille, on a plus de temps c’est aujourd’hui ou jamais ! Le titre de la super-production angevino-bamakoise n’est pas encore trouvé mais le scénario est déjà tout tracé : pour faire simple, quel est le quotidien d’un étudiant en médecine à Bamako ? Issa, notre acteur d’un jour et future célébrité internationale, montre comment tout ça s’organise : l’internat, village, bibliothèque, amphi, RU… Renseignements impossibles sur la scolarité, le restaurant universitaire… Grève de la fonction publique de durée indéterminée… Pas de profs donc pas de cours, pas de documentaliste donc pas de BU ni de salle informatique, pas de chauffeurs d’autobus donc pas de transport… Mais malgré tout, des étudiants qui veulent bosser et qui sont là… eux aussi ont du boulot, les dates d’exams sont prévues pour la fin du mois d’août.

 Les esprits et l’ordinateur commencent à s’échauffer… Hé hé, il faut trouver un thème de rapport de stage. Ca change tout le temps, c’est pas le tout, mais il faut le rédiger et le taper ensuite !

Par CoMALI
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Mardi 3 juillet 2007

 Midi arrive…toujours pas de coup de fil du maire de la commune VI pour nous informer d’un possible rendez vous cet après midi au ministère de la Santé et au ministère de l’Education…si le maire veut bien nous rappeler !
Une chose est sûre : rencontre à 15h avec le Dr Bengaly à la pharmacie de l’hôpital du point G. Elodie et Anne montent dans le sotrama, relais avec le baché (dit dourouni ou 25x5) puis le requin et marche à grands pas pour arriver dans son bureau en retard, où sont déjà présents Boubou de S+ et Mr Tembiné (Secrétaire à l’Organisation de la FeLASCom)
Dr Bengaly est très ouvert, il nous donne des informations sur l’étude de faisabilité de l’utilisation de la Solution Hydro Alcoolique pour le lavage des mains (SHA)  qu’il mène au point G.  Le 18 janvier, journée mondiale sur la sécurité des patients et date du lancement administratif de l’enquête du Dr Bengaly, les autorités maliennes ont reconnu la nécessité de lutter contre les infections nosocomiales. 
 -avant la mise en place de la SHA,  Dr Bengaly réalise en ce moment des enquêtes sur les structures d’hygiène (lavabo, savon…), sur les infections nosocomiales, sur la perception des soignants par rapport à l’hygiène des mains (via des questionnaires d’enquête)
-ensuite viendra l’étape de formation à l’utilisation du SHA de 200 soignants des 9 services pilotes du point G. Dr Bengaly dispose depuis le mois de mai d’une fiche de l’OMS qui décrit les 5 étapes de l’utilisation du SHA. Un film avec des petites séquences  inspirées de celles réalisées en Suisse à l’hôpital de Genève servira pour la formation.
-en septembre/octobre 2007, la SHA devrait être utilisée dans les 9 services pilotes.
-évaluation en février de l’étude dans les 9 services. En fonction des résultats, la solution sera peut-être étendue aux autres services…on l’espère…
-en parallèle, Dr Bengaly doit faire une étude de stabilité/qualité de la solution pour savoir par exemple si le concentration reste conforme malgré les températures élevées du Mali. Les résultats de cette étude sont primordiaux avant de lancer la solution sur une plus grande échelle.

 Puis, Santé Plus, FeLASCom, Dr Benagly et CoMALI réflechissent ensemble d’une possible production massive de la SHA au Mali :
 -Dr Bengaly a déjà présenté un flacon type à la SOACAP (entreprise malienne de plastique), à la PPM (Pharmacie Populaire du Mali).
-envisager une unité de production à la FeNASCom ?
-solliciter l’usine de sucrerie de Ségou MARCALA pour obtenir l’éthanol.

 Même si il faut attendre les résultats de l’enquête du Dr Bengaly, il est important de réfléchir à la production à plus grande échelle pour étendre l’utilisation de cette solution à tout l’hôpital du Point G, à l’hôpital Gabriel Touré, à tout les centres de références de Santé du pays et CSCom…
Dur dur quand on apprend qu’aucun plan d’action n’est établi du côté du gouvernement alors qu’il s’engage à lutter contre les infections nosocomiales.

 Pendant ce temps, pas de pose au GIE. Il faut mettre le blog à jour… mine de rien ça prend du temps de parler de nous ! On sélectionne les photos, on rédige les articles et entre deux coupures d’électricité on met tout sur clé pour filer au cyber (20 min à pied aller retour) où la connexion est capricieuse.
Coup de fil à D. François , membre du comité directeur de Pivot Santé : organisme financé par l’agence française du développement à qui ont avait présenté le dossier construction afin d’obtenir des fonds ce qui nous à été refusé pour différentes raisons). Il nous donne une liste de contacts intéressants pour faire avancer le projet construction… affaire à suivre !
Un petit point sur le dossier « alimentation » pour la SSI (semaine de la solidarité internationale). Il nous faut glaner des infos à droite à gauche sur des produits importés et exportés au Mali, les repas types maliens, les prix des aliments comparativement aux salaires maliens, le déroulement des repas… Toute ces informations seront ensuite transmises à la Casi 49 (réseau angevin dont on fait parti) puis ré exploitées pour l’organisation de la SSI.

 Pourquoi tout se bouscule à J-4 du départ ??

Par CoMALI
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Mardi 3 juillet 2007

            Réveil douloureux : la nuit a été courte. Nous sommes néanmoins très enthousiastes à l'idée de retrouver « Mamie » qui s'occupe de la maison de quartier de Kalaban. La prèz y a travaillé l'été dernier. Elle nous emmène dans sa maison de campagne à Samalé. Sur la route, elle nous raconte moultes anecdotes à des différentes constructions que nous pouvons apercevoir, par exemple une chaîne de montage de tracteurs ou encore une mystérieuse base de travail américaine. La route est très chaotique mais Maïga, notre chauffeur, est un vrai pilote. Après avoir traversé une campagne presque inexplorée où l'on ne pouvait imaginer aucune construction, nous arrivons dans son petit coin de paradis. Une vue sur le Niger à vous couper le souffle, une végétation magnifique et un calme surprenant à côté de la fourmilière bamakoise. Nous nous régalons avec un délicieux pique-nique qui impose une promenade digestive. Au bord du Niger, nous observons quelques pêcheurs et poussons la chansonnette avec des jeunes filles du village. Nous réussissons par je ne sais quel miracle à avaler encore un dessert avant de repartir.

            Nous visitons le CSCOM tout neuf de Samalé construit par le village grâce à la vente de parcelles de terrain. Mamie récupère 2 caisses de médicaments distribués par la Croix rouge pour les donner au CHU du point G. Cela souligne les problèmes relatifs aux dons inappropriés de médicaments qui amènent une dépense de temps et d'argent importante. En effet, les médicaments doivent être triés et parfois brûlés car périmés... Cette situation est très fréquente. Voilà en partie pourquoi, Comali ne s'investit pas dans le don de médicaments.

            De retour au GIE, nous retrouvons les membres de Santé Plus pour la causerie du dimanche soir. Au menu ce soir « les échanges Nord-Sud », vaste question! Nous commençons par une réflexion autour du don  : médicaments, matériel, argent. Nous arrivons à la même conclusion: l'aide la plus noble est celle que l'on tire de ses propres efforts. Ils sont d'accord pour dire que les dons frôlent souvent l'assistanat et Minkoro nous redit qu'il place le partenariat à un autre niveau: l'échange humain, culturel, intellectuel et non pas  des caisses de médicaments envoyées de France qui déstabiliseraient l'équilibre fragile que nous essayons de préserver avec Santé Plus. L'objectif étant de construire une relation durable basée sur l'échange de savoir et de compétences et non pas une relation strictement matérielle unilatérale.

C'est aussi l'occasion pour nous de leur partager les réflexions que nous menons en France sur la solidarité Internationale, grâce aux gens que nous rencontrons à Angers et lors des WE de formation organisées par des réseaux d'éduaction au développement. Nous leur expliquons la différence entre la solidarité internationale (SI) et l'humanitaire: 

la SI se veut être un  partenariat durable avec des pays du Sud, des actions sur du long terme (construction, programme d'éducation sanitaire...) Elle regroupe majoritairement des bénévoles d'association.

L'humanitaire concerne plutôt des actions urgentes, ponctuelles, menées par des professionnels (médecins, ingénieurs, logisticiens...) dans des contextes socio-politiques souvent diffciles (conflits armés, famine, tremblement de terre...)

Ces défintions mériteraient d'être plus précises mais c'est ainsi que nous essayons de placer nos actions: sans prétention, nous tentons de contsruire avec nos moyens un monde  différent de celui dans lequel on vit. Laissons aux personnes compétentes le soin de prendre en charge les populations en détresse. Nous, étudiants en médecine, n' avons pas cette vocation.

Nous avons besoin de vos réflexions sur cette question car nous avons à coeur de consolider notre position mais pour cela nous attendons vos critiques.

Voici de quoi alimenter vos réflexions:

 

« Avec l’été, voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle: les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants: il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne «soutiennent» pas grand-monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller-retour Paris-Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. »

« Le truelle et le crayon » Odon vallet, article paru dans La Croix, 5.08.04

Par CoMALI
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Mardi 3 juillet 2007

 

Pas de temps à perdre...ça s'annonce déjà difficile et les complications ne vont qu'arriver. Un cousin de Camara passe nous chercher en 4x4 à 8h30 pour un rendez-vous à .....8h30 au zoo...bachi tala! Premier carrefour passé, on se fait poursuivre par un policier sur sa super moto pour se faire arrêter en plein boulevard... les toubabous créent l'embouteillage. Motifs: délit de fuite – non port de la ceinture de sécurité (comme tout le monde) – surcharge en personnes. Résultat: carte grise confisquée et amende évitée pour une fois. Nous restons tous dubitatifs et septiques quant aux montants des amendes et à la destinée des sommes versées, ce doit être l'effet toubabou.

 

Tout le monde est plus ou moins arrivé au rdv, nous entamons donc notre périple touristique. Lion, crocodile, hyènes et singes en tout genre. Tout un tas de bestioles pas toujours en pleine forme (on est en stage ou quoi?). Suit une promenade dans le parc du Musée National du Mali où l'art cottoie la nature. Un Sotrama est répliqué à l'identique, il est chargé de la tête aux pieds entre les personnages fictifs et l'amoncellement de bagages. On croise des miniatures de monuments maliens: Mosquée de Tombouctou (future 7ème merveille du monde? Vote par SMS possible – Résultat le jour des 7! : 7 juillet 2007), case sacrée de Kangaba, ... Long retour en arrière qui nous mène à la Préhistoire lors de la visite des grottes-musées, l'Afrique ou le berceau de l'humanité. Un splendide diplodocus accepte gentiment la pose photo, les clichés sont nombreux. La journée est loin d'être finie: direction le marché. Ce n'est pas une mince affaire, les porte-monnaie se vident et les sacs se remplissent. Même pas mangé, même pas fatigués, il faut se préparer pour la soirée organisée par Santé Plus. Les échanges de fringues se font dans tous les sens, on réussi à tous s'habiller à la malienne. Le parfum fait pschit pshit et le maquillage est de sortie, mais pas pour tous! Ca rigole à notre passage dans la rue, on est vraiment magnifiques. De la bonne humeur avec plusieurs doses d'éclats de rire, 2 ou 3 jeux de cartes pour pimenter le tout et une pincée de tricherie: cocktail détonnant pour soirée réussie, servi jusqu'à tard dans la nuit.

 

Par CoMALI
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Lundi 2 juillet 2007

On soulève la moustiquaire qui s'est collée sur nos bras et jambes en sueur...stages le matin comme d'hab. à 16h nous rencontrons le Maire de la commune ainsi que son 5ème adjoint.. Il est d'accord de financer en partie la construction et les charges fixes une fois la structure réalisée. On espère que ce ne sont pas des promesses en l'air. Il pourrait intégrer ce projet dans le programme de développement de la commune et ainsi obtenir des fonds de l' agence nationale d'investissement aux collectivités territoriales (ANCIT) dépendant du ministère de l'administration et des collectivités territoriales. Nous avons établi une liste des autorités concernées de près ou de loin  par le projet construction:

-ministère de la santé (Le Maire appelle en direct la ministre pour lui demander une audience, ça ira surement plus vite que notre lettre déposé au secrétariat du ministère...)

-Direction nationale de l'enseignement supérieur (ministère de l'éducation)

-Centre nationale des oeuvres universitaires

-Rectorat universita  ire

-Direction nationale de la bibliothèque et de la documentation

-la division des écoles de formation (et plus particulièrement formation en santé )

Et puis, bien vite c'est la solution du financement par des ONG privées qui est évoquée...ce que nous voudrions éviter. Mais le prinicipe de réalité nous rattrape ! Ici, ça fonctionne comme ça, alors sachons remodeler nos théories élaborées en France et revoir un peu notre copie.

Nous devons élaborer une convention entre les différents financeurs du projet : quelle est la part du budget qui revient à chacun pour le financement de la construction mais aussi pour les charges de focntionnement à plus long terme.

Ensuite, nous poursuivons par une réunion au Centre de Référence de la commune VI, qui est le lieu de ralliement pour Santé Plus. Le médecin chef met, à la demande, une salle à disposition de l'asso . Nos amis préparent activement la soirée du lendemain soir... on achète pour combien de pop-corns-crevettes? On achète du coca ou du fanta ? Euh, mais on a pas assez de sous...sauvés...une généreuse donatrice se fait connaître à la dernière minute. Ouf!

En conclusion,  on a l'impression que le fonctionnement associatif est universel... on discute de choses insignifiantes pendant des heures, chacun ramène son grain de sel:

efficacité relative mais fous rires garantis!

Par CoMALI
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Lundi 2 juillet 2007

 

Aujourd'hui, on essait pour le énième fois d'obtenir un rdv avec le Maire de la commune ou à défaut son 5 ème adjoint, en charge de la jeunesse et de la santé. Annabelle et Boubou s'y collent, peut être que de venir avec une toubabou a facilité les choses...rdv obtenu le lendemain à 15h. Cet aprem', réunion avec Jérémy (responsable de la maison du Partenariat Angers-Bamako) et les Santéplusiens,:Amadou, Fatim et Bintou, afin de parler du projet construction et de ce que la maison du partenariat pourra nous apporter. Jérémy commence par aborder le point de la pérénité de la structure (budget annuel de fonctionnenement, viabilité, ...) qui n'est pas abordée dans le dossier Pivot Santé mais qui avait été réfléchie l'été dernier. Puis Comali aborde le sujet du financement par les autorités publiques qui nous tient tant à coeur, et malheureusement Jérémy nous donne le même son de cloche que tous les personnes avec qui nous en avons parlé : il ne faut pas compter sur les financement publiques mais on ne perd rien à informer les institutions publiques et à tenter de les impliquer! De plus, sachant que 50% de la population à moins de 15 ans, il y a énormément d'associations de jeunes au Mali, ce qui nous handicape car nous sommes, Santé Plus comme nous, reconnues en tant qu'association de jeunes avant d'être des associations de santé. Et les jeunes, c'est bien connu on les laisse rêver de leur projet, on les laisse s'épuiser à la tâche ...toute façon ça dérangera personne si leur projet se casse la figure...Et puis c'est formateur de prendre des rdv, monter des dossiers, savoir défendre des idées, travailler en équipe... Faîtes donc, les jeunes ! Tant mieux si ça marche et puis sinon vous aurez quand même appris quelque chose... snif snif... mais bon , on ne serait pas là si personne ne croyait en nous... Les mairies n'ont qu' une dizaine d'années, elles sont toutes jeunes et ne peuvent pas encore s'investir beaucoup financièrement dans un tel projet. Leur rôle et leur fonctionnement ne sont pas encore très clairs. Elles ont mauvaise presse car des scandales avaient éclaté à propos de magouilles sur les titres fonciers. On ajoutera que 90% de la population vit avec moins de 2€/jour...comment peuvent-ils payer des impôts et ainsi approvisionner les caisses de l'Etat et donc des mairies? Dernier point et non des moindres: l'Histoire du Mali...voici quelques clés pour mieux comprendre: 
-dictature communiste, 
-transition démocratique en 1976 (les syndicats étudiants sont largement reponsables de la chute du dictateur...) 
-mars 1980:manifestation étudiante réprimée dans le sang 
-en 1990 : 30 000 personnes manifestent dans les rues de Bamako: l'association des étudiants du Mali est le fer de lance de la contestation: ils militent pour le multipartisme et la démocratie 
-22 mars 1991: des dizaines de milliers de femmes, d'étudiants et de travailleurs marchent vers le palais présidentiel. L'armée tire sur la foule...des milliers de morts... 
-en 1995, les groupes de pression étudiants ont des revendications croissantes et provoquent des émeutes. 
Nous nous permettons l'hypothèse suivante: les étudiants sont très revendicateurs et sont souvent à l'origine de mouvements de grèves... peut être que les autorités publiques leur réservent un accueil septiques quand ces jeunes « grandes gueules » veulent « faire bouger les choses » en travaillant sur un projet concret, et non plus en sortant dans la rue parfois pour un « oui » ou pour un « non »...

 

Par CoMALI
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Dimanche 1 juillet 2007

Comme tous les matins, debout à 7h, stages obligent ou pas... Certains n'y vont pas faute de grèves de la fonction publique (même si les CSCOM ne sont pas des structures publiques...certains font grèves!) les activités tournent au ralenti. Pendant ce temps, d'autres récupèrent de leur garde.

Cet aprem' rendez-vous avec la FELASCOM.  Préparation préalable : impression de dossiers, discussion sur l'ordre du jour, etc... et une p'tite sieste pour être en forme! Donc à 16 heures direction le bureau de la FELASCOM en sotrama pour certaines, en moto pour une autre... On y retrouve le secrétaire à l'organisation et le secrétaire administratif de la FELASCOM ainsi que Kané, Boubou et Amadou de Santé Plus. Tout d'abord, la Felascom nous propose une remise officielle des Vidals aux médecins chefs des Cscoms. Ces Vidals ont été envoyés via le conteneur de la ville d'Angers. Ils souhaitent que nous soyons présents... mais il va falloir se presser...entre les différents RDV que nous devons prendre, le planning est serré...on va revenir sur les rotules!

Donc poursuivons la réunion, on aborde le projet construction, gros morceau de la réunion! On parle de la présentation du dossier à Pivot Santé et des possibles raisons du refus de financement (déjà 2 projets financés en commune VI dans ces dernières années). On tente de récupérer les adresses laissées par Didier François : elles sont entre les mains du président et du ségal de la FELASCOM. Comali lance son idée d'alerter les autorités publiques (ministères, ...) afin de trouver des fonds. Comme à la suite de nos discussions avec des Santéplusiens, on en arrive au même point : il paraît important de les informer mais on aura du mal à avoir des subventions publiques. Mais pour remonter le moral des troupes, la FELASCOM nous avise que la mairie pourra peut-être financer un peu le projet. Mais bilan des courses, il faudra sûrement nous tourner vers des ONG pour le financement.

Passons au projet SHA : Santé Plus et la FELASCOM nous font le compte rendu de ce qui s'est passé durant l'année précédente : le ministère de la santé s'est approprié la solution et Santé Plus/FELASCOM ne pourront qu'en assurer la promotion et tenter de la rentabiliser. Il nous faut donc rencontrer le Dr Bengaly afin de connaître le plan d'action du gouvernement.

La réunion finie, retour au bercail à pied... sur le chemin, achat du repas du soir, détour par le cyber... Ah internet!!!

Par CoMALI
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